L’Afrique ne veut plus être condamnée à courir derrière ses crises. Elle veut désormais les prévenir. C’est là le message porté dimanche à Luanda par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion de la 21ᵉ session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, consacrée à la prévention et au règlement des conflits sur le continent. Dans ce message lu en son nom par le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, le président Tebboune appelle à renforcer les capacités africaines en matière de paix et de sécurité et à faire vivre un principe: les problèmes africains doivent trouver des solutions africaines.
Un changement de doctrine, alors que le continent reste confronté à une accumulation de menaces dont les conflits armés, terrorisme, extrémisme violent, criminalité transfrontalière, crises humanitaires, déplacements forcés, mais aussi changement climatique et compétition autour des ressources naturelles.
Pour l’Algérie, l’enjeu est donc clair .Celui de ne plus attendre que les crises éclatent pour agir. Il faut anticiper. Renforcer la diplomatie préventive, l’alerte précoce et la médiation. S’attaquer surtout aux causes profondes des conflits et donner davantage de poids au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et au Groupe des Sages.
À Luanda, l’objectif est de franchir un cap avec l’adoption attendue du Plan d’action de Luanda, destiné à transformer ces orientations en mécanismes concrets.
Car derrière les textes et les déclarations, une urgence demeure le maillon fort de la prévention des conflits non plus une réaction tardive, mais une véritable stratégie africaine de paix.
Et pour l’Algérie, cette ambition passe par une Afrique qui ne subit plus son destin sécuritaire, mais qui prend pleinement en main son avenir.








