Un premier bilan fait état de 552 morts et 1500 blessés.
À la frontière entre le Népal et le Tibet, l’eau est descendue de la montagne avec une violence aveugle, emportant routes, ponts, maisons et vies humaines. En quelques heures, des villages entiers ont été engloutis sous la boue et les débris. Selon la presse étrangère plus de 1500 personnes étaient portées disparues au lendemain de la catastrophe.
Ce vendredi, le quotidien le Monde fait état de 552 morts précisant que les secouristes ont réussi à accéder au cœur de la zone dévastée. La crue gigantesque et dévastatrice survenue mercredi dans le nord du Népal, région frontalière avec la chine a fait près de 1500 disparus.
Dans cette région himalayenne, la géographie devient soudain l’ennemie. Les routes ont disparu, les ponts ont été arrachés, les sols sont instables. Chaque pas peut déclencher un glissement de terrain. Chaque tentative de progression peut exposer les sauveteurs à une nouvelle coulée de boue.
Mais même le ciel selon les observateurs n’offre aucune garantie. La mousson enveloppe les sommets de nuages, réduit la visibilité et transforme chaque opération aérienne en pari dangereux. On peut atteindre une vallée sans pouvoir y atterrir. On peut repérer des survivants sans parvenir à les évacuer.
Cependant l’eau continue de menacer et la météo annonce de nouvelles pluies ce qui rendra la mission délicate aux sauveteurs qui doivent donc accomplir l’impossible pour sauver plus de vies au cœur de cette catastrophe naturelle devenue alors une bataille contre le temps.
Le Népal et le Tibet sont aujourd’hui face à une montagne qui ne se mesure plus en mètres, mais en souffrance. Une montagne de boue, de ruines et d’angoisse.
Pour sa part, l’Unicef souligne que pas moins de 17.000 enfants sont dans un besoin urgent d’aide humanitaire. D’un autre côté, des services visant à aider les familles à se retrouver ont été activés, selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
Il est important de souligner que cette tragédie rappelle aussi que l’Himalaya n’est plus seulement un sanctuaire de glace et de sommets. C’est un territoire où le dérèglement du climat, la fragilisation des glaciers et l’instabilité des reliefs peuvent transformer brutalement un phénomène naturel en catastrophe humaine. Les scientifiques soulignent d’ailleurs que le réchauffement contribue à rendre les environnements de haute montagne plus instables, même si chaque événement ne peut être attribué à lui seul au changement climatique.
Aujourd’hui, les sauveteurs cherchent encore sous la boue ceux que la montagne n’a pas encore rendus. Ils avancent avec leurs hélicoptères, leurs équipements, leurs satellites et surtout avec cette obstination qui refuse de considérer une vie comme perdue tant que l’espoir demeure.










