Le Front des forces socialistes (FFS) a organisé samedi une conférence politique à M’Chedallah (Bouira) animée par le Premier secrétaire national du parti, Youcef Aouchiche, indique un communiqué de cette formation politique.
« Cette conférence n’est pas un simple rendez-vous ponctuel, mais un moment politique de haute importance, où les enjeux essentiels ont été abordés, notamment la nécessité d’un engagement effectif dans l’action politique », précisé la même source.
« La participation citoyenne n’est plus un choix secondaire : elle constitue un devoir national, imposé par un contexte exigeant conscience collective et volonté populaire capables d’influencer et de construire les décisions », poursuit le texte.
« Face aux défis économiques actuels, la question du pouvoir d’achat a été mise en avant comme priorité absolue. Il ne s’agit pas seulement de chiffres ou d’indicateurs, mais bien de la dignité du citoyen. La protection des catégories vulnérables doit rester au centre des politiques publiques, loin des solutions opportunistes ou des discours populistes.
L’appel à une participation massive aux prochaines élections législatives et locales a également été réaffirmé : le véritable changement passe par les urnes, et la légitimité des institutions dépend directement de l’implication consciente du peuple.
Sur le plan identitaire, la langue amazighe a occupé une place centrale. La promotion de son enseignement et sa généralisation ont été réaffirmées comme un choix stratégique, consolidant l’unité nationale dans sa diversité.
Concernant les libertés, le message a été clair et ferme : la libération des détenus d’opinion constitue une condition indispensable pour instaurer un climat politique sain, fondé sur le respect des droits et libertés et le renforcement de l’État de droit.
La conférence a aussi transmis des messages politiques directs, invitant les autorités à prendre en considération les propositions du parti, notamment concernant la loi électorale, car toute réforme qui ne repose pas sur un réel consensus demeure incomplète et peu crédible.
Ce qui a particulièrement marqué cette rencontre, c’est la forte affluence des citoyens, qui reflète une conscience politique en pleine expansion et une réelle volonté de participer aux débats publics.
Enfin, un large espace de discussion a été ouvert avec les citoyens, permettant de poser toutes leurs questions et préoccupations. Toutes les interrogations ont reçu des réponses directes et transparentes, dans un esprit de dialogue et de proximité, illustrant que l’écoute réelle reste la clé pour renforcer la confiance et consolider la démocratie.
Cette conférence revêt également une dimension symbolique forte, coïncidant avec la commémoration de l’assassinat du militant Ali Mécili le 7 avril 1987. Son parcours demeure un symbole de lutte pour la démocratie et les libertés, et rappeler sa mémoire aujourd’hui confirme que le combat pour un État de droit reste d’actualité et que le devoir de continuité revient à chaque citoyen engagé.
Le message est clair : l’avenir de l’Algérie ne se subit pas, il se construit avec conscience, participation et volonté de changement », a conclu le communiqué.










