Les trois pays du Sahel réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger ont exprimé jeudi leur vive indignation après le vote d’une résolution au Parlement européen demandant la libération « immédiate » du président nigérien Mohamed Bazoum, renversé en juillet 2023 et détenu depuis.

Les députés européens avaient demandé la semaine dernière à la quasi-unanimité la libération « immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Bazoum.

Dans un communiqué lu à la télévision publique, les trois pays, réunis dans la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont condamné « avec fermeté une ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un Etat souverain ».

Ils critiquent également la sélectivité du Parlement européen, estimant que l’institution passe « sous un silence assourdissant les violations réelles, illégitimes, flagrantes, répétées et continues du droit international commises, y compris l’enlèvement d’un chef d’Etat et l’assassinat d’un leader religieux et spirituel ».

Elles font référence sans les nommer à la capture par l’armée américaine du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier et à l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Niger avait convoqué la chargée d’affaires de l’UE à Niamey et mardi les ambassadeurs européens accrédités dans la capitale nigérienne avaient rencontré le ministre des Affaires étrangères qui avait transmis un message de protestation. Avec TV5 Monde

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