Les États-Unis de Trump et l’entité sioniste ont agressé l’Iran, plongeant la région du Moyen-Orient dans l’horreur. L’objectif publiquement revendiqué par Trump est de provoquer un coup d’État par la force pour changer le régime iranien et s’emparer des ressources de l’Iran. Quant à l’entité sioniste, son but est d’affaiblir l’Iran, seule puissance qui lui tient tête dans la région. La télévision d’État iranienne a annoncé dimanche que le guide suprême Ali Khamenei avait été tué. Le gouvernement iranien a déclaré que l’attaque menée par Israël et les États‑Unis ayant tué l’ayatollah Ali Khamenei ferait l’objet d’une riposte et que celle-ci « ne restera pas impunie ». La déclaration précise que les auteurs de l’attaque ainsi que ceux qui ont donné l’ordre « regretteront » leurs actes. Des écoles pulvérisées, des enfants fauchés en pleine classe, et un droit international piétiné avec une arrogance sans précédent. Le Golfe, poudrière mondiale, vient de voir sa mèche s’enflammer.

Le ministère iranien de l’Intérieur a confirmé, par la voix de l’agence IRNA, ce que des millions de personnes ont vu en direct sur leurs écrans : des missiles américains et sionistes se sont abattus sur Téhéran, Ispahan, Tabriz, Karaj et Qom. L’Algérie a appelé à la « retenue » et au « sens des responsabilités » afin d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Les négociations menées dans le cadre de la médiation du Sultanat d’Oman ont suscité et alimenté l’espoir d’une conclusion pacifique des discussions irano-américaines. L’échec de ces négociations, qui se manifeste actuellement par une escalade militaire aux conséquences imprévisibles, est profondément regrettable », peut-on lire dans le communiqué du ministère des affaires étrangères. « Tout en exprimant sa profonde préoccupation face à cette évolution, l’Algérie en appelle à la retenue et au sens des responsabilités en vue d’épargner à l’ensemble de la région du Golfe un surcroît d’insécurité et d’instabilité », conclut le communiqué du ministère.

Loin des frappes « limitées » conçues par les stratèges sionistes, ce sont des villes entières qui ont tremblé, des quartiers résidentiels qui ont été soufflés, des vies brisées en une fraction de seconde. Mais le véritable séisme, celui qui restera gravé comme la honte de ce conflit, s’est produit dans la province de Hormozgan. À l’école primaire de filles « Shajarat al-Tayyiba » de Minab, 148 petites filles ont été tuées sous les décombres. Soixante innocentes assassinées alors qu’elles apprenaient à lire et à écrire.

Le doit international bafoué                                                                                   C’est ce bilan effroyable qui donne toute sa mesure à la condamnation d’une rare fermeté du ministre norvégien des Affaires étrangères. Espen Barth Eide n’a pas mâché ses mots : cette campagne « n’est pas conforme au droit international ». Une litote diplomatique pour décrire un carnage. Car en attaquant un État souverain en plein processus diplomatique, en bombardant sans se soucier des vies civiles, Washington et l’entité sioniste ont déchiré un à un les articles de la Charte des Nations unies. Ils ont prouvé que, pour eux, la loi du plus fort reste la seule règle qui vaille.

L’Union africaine a immédiatement mis en garde contre une « instabilité mondiale ». La Russie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a haussé le ton, dénonçant une « aventure dangereuse » visant à « renverser le gouvernement iranien » et appelant à un retour d’urgence à la diplomatie. Ces mises en garde ne sont pas de simples postures géopolitiques. Elles traduisent une peur viscérale : celle de voir les détroits stratégiques s’embraser et les flux pétroliers mondiaux être interrompus. Les marchés, baromètres implacables de la peur, tremblent déjà à l’idée d’un nouveau choc pétrolier qui achèverait de mettre à genoux une économie mondiale convalescente. L’ironie la plus tragique de cette attaque est son échec retentissant. L’objectif affiché était de détruire le programme balistique iranien et d’empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire. Le résultat est exactement inverse. L’Iran a immédiatement répliqué par des salves de missiles balistiques, prouvant que sa puissance de feu est non seulement intacte, mais décuplée par la colère. L’appel international à la « retenue maximale » sonne aujourd’hui comme une interrogation. Comment appeler à la retenue quand le sang des petites filles de Minab n’a pas fini de sécher ?

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu une réunion d’urgence sur l’Iran samedi, suite aux attaques militaires massives lancées plus tôt dans la journée contre le pays par les États-Unis et Israël. Dans son discours, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné les frappes militaires américaines et israéliennes contre l’Iran. M. Guterres a averti que cette action militaire risque de déclencher une chaîne d’événements que personne ne peut contrôler dans les régions les plus volatiles du monde, soulignant que « le droit international et le droit international humanitaire doivent toujours être respectés ». « Il n’existe pas d’alternative viable au règlement pacifique des différends internationaux », a déclaré le chef de l’ONU, ajoutant qu’une paix durable ne peut être obtenue que par des moyens pacifiques, y compris par le dialogue et des négociations véritables.

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