La Fédération internationale des journalistes (FIJ), a publié, ce mercredi 25 février, son 35e rapport annuel recensant les journalistes et professionnels des médias tués dans le cadre de leur travail en 2025, indique l’organisation dans un communiqué transmis à notre rédaction.

Le rapport fait état de 128 professionnels des médias tués, dont 11 femmes, et de 9 décès accidentels. Ces chiffres confirment une réalité mondiale inquiétante : le meurtre de journalistes est devenu un outil accepté de guerre, de répression et de contrôle de l’information. La FIJ appelle les États membres des Nations unies à adopter d’urgence la Convention internationale sur la sécurité et l’indépendance des journalistes, initiée par la FIJ, afin de mettre fin au cycle de violence et d’impunité.

Pour la troisième année consécutive, le Moyen Orient et le Monde Arabe représentent la région la plus meurtrière pour les journalistes en 2025. Cette situation s’explique principalement par la guerre à Gaza en Palestine, où un cessez-le-feu fragile et très précaire n’a vu le jour qu’en octobre 2025.

Avec un total de 74 journalistes tués, dont 56 en Palestine ainsi qu’un décès accidentel en Iran, le Moyen-Orient et le Monde Arabe comptabilisent à eux seuls 58 % de tous les professionnels des médias tués dans le monde. Toutefois, ce ne sont pas les seules régions où des travailleurs des médias ont trouvé la mort : 18 journalistes ont été tués en Afrique (dont sept décès accidentels au Nigeria et un au Burundi), 15 en Asie-Pacifique, 11 dans les Amériques, et 10en Europe.

  • Télécharger le rapport en anglais : ici.

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