Le brûlant dossier du Sahara occidental connait une cadence accélérée depuis que les Etats-Unis sous la conduite de Donald Trump s’en sont saisis. Pour de multiples raisons, ceux-ci estiment que la région de l’Afrique du Nord constitue une des pièces essentielles dans sa quête de dominer le monde et « sa croisade » géopolitique contre ce qu’ils appellent le dragon chinois.

Le conflit du Sahara occidental, donc, empêche les américains de réaliser leurs objectifs et doit être, selon Trump, réglé au plus vite en soutenant l’option de l’autonomie proposée par le Makhzen. Celui-ci, ragaillardi par ses protecteurs que sont les USA et l’entité sioniste et se sent pousser des ailes, n’a pas pris pris en compte un aspect majeur dans le plan de 40 pages présenté lors de la première réunion de Madrid.

En effet, et si les trois compères ont piétiné allègrement, le droit international, le Sahara occidental demeurant toujours un territoire non autonome à décoloniser, le droit marocain ne permet pas l’avénement d’un territoire régi dans le cadre d’une autonomie. il faudra, d’abord procéder à une révision de la constitution marocaine devant y introduire cette nouvelle organisation territoriale. Une entrave majeure devant le Makhzen qui compte sur ses maitres du moment pour y trouver palliatif.

Ce qui amènent certains spécialistes à dire que le principe d’un référendum portant révision constitutionnelle doit être un préalable avant d’examiner les points inscrits dans le plan d’autonomie de 40 pages présenté par le Makhzen.

Sans une révision constitutionnelle que celui-ci redoute, d’autres communautés pourraient s’en inspirer, le plan d’autonomie ne peut être appliqué et le Makhzen doit revoir sa copie. Attendons voir ce qui sortira du 3e round des négociations qui se tiennent, ces lundi et mardi.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici