Ramtane Lamamra

Le Maroc a encore une fois porté secours à son ami, l’entité sioniste et ne cesse de manoeuvrer en coulisses. Cette fois-ci, il a pris comme soutien un autre membre, le Congo, en l’occurrence qui préside l’actuelle session du conseil exécutif et il faut dire qu’ils ont semé la zizanie et les graines de la division au sein l’organisation de l’Union africaine en cette 39ème session de son conseil exécutif tenu à Addis-Abeba.

L’Algérie a réagi à cette situation par la voix du ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra.
A l’issue du débat sur la question concernant l’octroi par le Président de la Commission du statut d’observateur à Israël au sein de l’Union Africaine, le Ministre des Affaires Étrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger, Ramtane Lamamra, a fait la déclaration suivante:

« Le débat de plusieurs heures que les Ministres africains des Affaires Étrangères viennent d’avoir sur la question controversée du statut d’observateur accordé à Israël par Moussa Faki a mis en évidence une profonde division des États membres de l’Union Africaine.

Les nombreux pays qui, comme l’Algérie, se sont opposés à la décision malencontreuse et dangereuse du Président de la Commission ont défendu l’intérêt suprême de l’Afrique qui s’incarne dans son unité et celle de ses peuples.

Il est donc regrettable que la proposition du Nigeria, élaborée avec l’Algérie, tendant à restaurer immédiatement le statu quo ante n’ait pas été acceptée par une minorité activiste représentée par le Maroc et quelques-uns de ses proches alliés dont la République Démocratique du Congo qui a assuré une présidence particulièrement partiale de la séance.

Les plaidoiries de l’Afrique de Sud et de la République Arabe Sahraouie Démocratique en faveur de la juste cause du peuple palestinien ont mis opportunément en perspective l’atteinte grave portée par la décision de Moussa Faki au patrimoine historique de lutte de l’Afrique contre le colonialisme et l’apartheid.

En définitive, les Ministres du courant majoritaire qui ont conscience que la crise institutionnelle engendrée par la décision irresponsable de Moussa Faki tend à rendre irréversible la division du continent, ont accepté de soumettre la question au Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine prévu au mois de février prochain. Il faut donc espérer que le Sommet marquera un sursaut salutaire d’une Afrique digne de son Histoire et ne cautionnera pas une cassure irrattrapable ».

HakimGhali

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