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Nombre de quartiers dans les Bouches-du-Rhône sont gangrenés par une criminalité liée au trafic de drogue. Ainsi, l’interpellation d’un dealer aurait été à l’origine d’une vague de vandalisme durant laquelle une vingtaine de véhicules ont été dégradés à Arles. Un policier a été blessé.

Une nouvelle opération antidrogue a donné lieu à des violences dans les Bouches-du-Rhône. Quelque 24 voitures ont été incendiées dans la nuit du 25 au 26 septembre à Arles.

La Provence relate que les faits ont eu lieu deux heures après l’interpellation d’un jeune dans le quartier du Trébon, dans le cadre d’une opération contre le trafic de stupéfiants menée par les forces de l’ordre. La police, citée par le quotidien, estime qu’il pourrait s’agir d’un acte de représailles après cette arrestation en évoquant « une expédition punitive ».

D’après Actu17, le trafiquant interpellé a réussi à se rebeller violemment, et a même blessé un policier. Une trentaine d’individus s’en sont ensuite pris aux fonctionnaires en leur lançant des projectiles.
Les agents de police, à leur tour, ont fait usage d’une dizaine de grenades lacrymogènes et d’un lanceur de balle de défense (LBD) pour se dégager.

L’interpellé a alors été ramené au commissariat et placé en garde à vue. Le fonctionnaire touché au niveau de l’épaule s’est vu prescrire 21 jours d’Incapacité totale de travail (ITT), indique Actu17.
De plus, une voiture de police a été dégradée lors des affrontements.

Après l’arrestation du dealer, Arles est devenu le théâtre d’une flambée de violence. Selon Le Dauphiné libéré, les malfaiteurs se sont déplacés à travers la ville sur des scooters et des motos pour mettre le feu à des véhicules avant de prendre la fuite. Une enquête a été ouverte.

Le département concerné est touché par le trafic de drogue et les violences qui l’accompagnent parfois. Le 6 septembre, après une descente de police sur un point de deal au Frais-Vallon, plusieurs personnes avaient harcelé les forces de l’ordre pour permettre à un dealer sur le point d’être appréhendé de s’échapper.

En août, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait indiqué à l’AFP que plus de 9.000 amendes forfaitaires pour usage de drogues (AFD) avaient été établies en un an dans le département. C’est le chiffre le plus élevé dans un département français en dehors de l’agglomération parisienne.

Notamment, de nombreux quartiers de Marseille sont gangrenés par une criminalité liée au trafic de stupéfiants.
Dans la foulée, lors de sa visite à Marseille en début de mois de septembre, Emmanuel Macron avait promis un « harcèlement » sans répit des délinquants, parlant d’une « criminalité de plus en plus violente largement liée aux trafics de drogue ».

Sputnik

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